dimanche 8 décembre 2013

La drogue de la célébrité

PHOTO: Albin Olsson / CC BY-SA 3.0

La célébrité est-elle un bienfait... ou une malédiction? Telle est la question que je me pose aujourd'hui suite à la lecture d'une chronique signée Nathalie Petrowski.


Comme beaucoup de personnes, il m'est arrivé, surtout lorsque j'étais jeune, de fantasmer de devenir  célèbre.  D'appartenir à cette race de quasi-mutants toujours bien vêtus, apparemment aimés de tous (ou de presque tous), multipliant les conquêtes amoureuses spectaculaires, sans soucis financiers (autres que celui de faire fructifier leur fortune), menant une vie passionnante faite de voyages et d'imprévus (a contrario de l'existence routinière de la plupart des gens), influençant la société de leur époque et imprimant leurs pas dans le grand livre de l'Histoire (avec un H majuscule).

Mais il m'est arrivé aussi de penser qu'une telle vie ne me conviendrait absolument pas. Que je n'aurais pas les épaules assez solides pour résister au stress. Que la célébrité et son aura de bonheur n'étaient qu'un mirage. Que la notoriété apportait son lot de problèmes et que le bilan des avantages comparés aux inconvénients n'était pas positif.

Nathalie Petrowski, chroniqueuse au journal La Presse, écrit aujourd'hui un papier fort intéressant sur ce sujet intitulé « La drogue de la célébrité ». En voici quelques extraits:
Le cas de Nigella (Lawson), semblable à tant d'autres, m'amène à un mot: célébrité, cet excès de notoriété qui imprime un visage dans le regard public, le propulse sous une lumière aveuglante et modifie à jamais son rapport aux autres. Les conséquences de la célébrité sont nombreuses, mais rarement positives, sinon financièrement, bien entendu.
La célébrité est une drogue dure, une dépendance, un poison, toxique et euphorique, qui fait dérailler les meilleures intentions et brûle les ailes de ses sujets. Évidemment, la drogue et la violence domestique ne sont pas que l'apanage du demi-monde de la célébrité.
Mais s'il fallait dresser des statistiques sur le sujet, le pourcentage de gens affligés serait à coup sûr pas mal plus élevé chez les célébrités. Au risque d'exagérer, je doute qu'il existe sur Terre une seule personne célèbre qui soit saine d'esprit. Je pense sincèrement que la célébrité rend fou. Que la pression qu'elle exerce sur ceux qui ont rêvé d'être célèbres et le sont devenus est aussi énorme qu'inhumaine.
La drogue de la célébrité


Je me souviens de ce qu'écrivait Florian dans sa fable Le Grillon: « Pour vivre heureux, vivons cachés ».

Balzac, quant à lui, ne disait-il pas: « La gloire est un poison qu'il ne faut absorber qu'à petites doses? »

Alors je m'interroge à nouveau: devenir célèbre... serait-ce pour moi une expérience positive ou négative? 

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Citation du jour

« La célébrité m'a apporté un gros avantage : les femmes qui me disent non sont plus belles qu'autrefois. »
Woody Allen


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